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Elections départementales : Quels enjeux pour l’Aube ?

Les 22 et 29 mars prochains se tiendront, dans chacun des 17 cantons de l’Aube, les élections départementales. Il s’agira de renouveler, en une seule fois, l’ensemble des conseillers généraux.

Mal-aimée, cette élection porte pourtant des enjeux écologiques majeurs pour nos territoires. Ce sont certaines de ces questions qui expliquent ma présence, comme simple remplaçant, à ce scrutin.

L’incinérateur géant

C’est sans doute le principal enjeu écologique de cette élection. Notre département, pas à pas, avance vers l’installation d’un incinérateur géant de 60 000 tonnes d’ordures. Son coût, selon mes informations, s’élèverait à plus de 50 millions d’euros. 160 tonnes d’ordures ménagères y seraient brûlées chaque jour, très vraisemblablement aux alentours de l’agglomération troyenne. Inutile de ré-expliquer les conséquences écologiques mais aussi économiques d’un tel monstre. L’ensemble des binômes ainsi que la presse locale ont été alertés de cette question. Pour le moment, le silence est assourdissant ; un silence d’autant plus étonnant que l’ampleur du sujet et l’implication directe du département devraient imposer aux candidats une prise de position. Est-ce là encore une preuve du dysfonctionnement démocratique ? De l’incapacité de notre personnel politique à se saisir de sujets si cruciaux ?

La ferme-usine d’Arcis

Le projet n’est pas neuf. Mais les récentes révélations de la confédération paysanne sur le développement de cette forme d’industrialisation de l’agriculture ont remis ce dossier sur la table. Près d’Arcis sur Aube, la société COPELIS envisage d’installer une usine d’engraissement pour 2 000 taurillons. Ceux-ci seront accueillis vers 9 mois et engraissés dans des hangars pendant 8 mois avant de partis à l’abattage, sans jamais avoir vu la couleur du ciel. Le modèle proposé est une fois encore celui d’une agriculture « low-cost » dont la seule perspective est de produire toujours plus pour des coûts toujours plus bas. Les crises sanitaires de la « vache folle » ou du H5N1, les crises économiques qui frappent régulièrement les filières ultra-productiviste n’ont manifestement pas servi de leçon. Pourtantk, tout le monde sait que notre agriculture doit s’orienter vers un modèle à haute valeur ajoutée et hautement qualitatif. Ici, c’est bien à contre-sens que s’oriente l’agriculture auboise.

L’urbanisation et la bétonisation incontrôlée

Ces phénomènes gangrènent nos territoires. Un peu partout, les pavillons se multiplient et stérilisent ainsi des centaines d’hectares de terres. Les zones commerciales immenses apparaissent autour de l’agglomération troyenne, condamnant à court terme les petits commerces des bourgs et du centre-ville troyen. Tout cela conduit à défigurer les paysages, à rendre chacun de nos villages le clone triste de son voisin, à détruire également les identités rurales construites tout au long des siècles dernier. Accessoirement, cet étalement urbain, très coûteux en ressources naturelles et financières, accroît les distances, obligent à l’utilisation de l’automobile et renforcent les émissions de Gaz à Effet de Serre. Sur ce sujet, comme sur les précédents, c’est aussi le silence radio. Personne n’ose véritablement proposer un choix nouveau, un développement contrôlé où l’urbanisation redevienne un sujet central du débat démocratique.

Bien évidemment, cette liste n’a rien d’exhaustif. Elle n’est que le reflet des préoccupations les plus urgentes. Il conviendrait d’y ajouter de nombreuses autres questions : celle du nucléaire, toujours prégnante dans l’Aube, celle du soutien à des débouchés locaux pour nos agriculteurs, celle du renforcement de l’attractivité de territoires ruraux…

2 Messages

  • Elections départementales : Quels enjeux pour l’Aube ? , par Jean-Marc Massin
    Le 26 février 2015 à 11:34

    Enfin, quelqu’un qui se préoccupe d’autre chose que du centre des congrès ou de l’école supérieure de commerce...
    Sur ces sujets je partage globalement tes positions, mais je me suis senti bien seul pendant 14 ans pour proposer une vision alternative à celle du productiviste au Conseil général de l’Aube.
    Quant au tandem Beaulieu-Trumet, ils ne m’ont ni récemment contacté, ni soutenu d’une quelconque façon dans les années passées...
    A nous de chercher un moyen de diffuser ces idées.
    Quelle action ? La plus collective possible...

    Jean-Marc Massin
    Conseiller général écologiste aubois

  • Elections départementales : Quels enjeux pour l’Aube ? , par PH
    Le 26 février 2015 à 12:23

    Merci pour tes encouragements.

    Il faudra, pour ces sujets, et d’abord celui de l’incinérateur, trouver effectivement les moyens de faire entendre une autre voix et être collectivement responsable compte tenu des enjeux d’un tel projet.

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Mis à jour le samedi 5 décembre 2015