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Elections régionales : Dans le Grand Est (ALCA), les écologistes marcheront seuls

Stratégie d’autonomie au 1er tour. C’est ce qu’on choisit les militants écologistes du Grand Est, entamant, par ce vote, le chant du cygne d’EELV.

Mes amis écolos étaient appelés à se prononcer sur les prochaines élections régionales. L’enjeu était double :
- Déterminer la stratégie politique pour le 1er tour
- Choisir un binome Homme/Femme pour conduire la liste

Pour une fois, les résultats sont nets, sans appel, même si la participation a été insignifiante. S’agissant de la stratégie, les adhérents ont plébiscité (69%) l’autonomie au 1er tour. Les écolos partiront donc seuls avec, à leur tête, un binôme constitué de l’ancienne députée européenne, Sandrine Bélier, et du Conseiller Régional alsacien, Jacques Fernique.

L’organisation de ce vote et les résultats sonnent, il faut le dire, comme le chant du cygne de l’écologie politique, version EELV et la fin du processus d’ouverture qui avait fait le succès en 2009 et 2010 d’Europe-Ecologie. Ainsi, les coopérateurs qui avaient pu voter lors de la primaire écologiste de 2012, ont été ici invités à rester chez eux. Résultat, à peine 230 militants, dûment encartés, ont voté dans les trois régions ! Un chiffre qui frôle le ridicule. Il l’atteint même lorsqu’on sait qu’en Champagne-Ardenne, ils ne sont que 41 à s’être prononcés. Le choix fait relève aussi de ce suicide politique. 69 % des 230 votants (ce qui ne fait pas lourd) ont donc tranché en faveur de l’autonomie. Oui, mais quelle autonomie ? Au mieux, il s’agira d’un simple tour, pour se compter, et ensuite s’allier avec le PS. Au pire (et le pire est probable), les écologistes feront un score inférieur à 5 % qui leur interdira toute alliance pour le 2e tour. Entre ces deux scénarios, les écolos seraient, avec un score entre 5 % et 10 %, soumis au bon vouloir d’un PS en déroute qui, en décembre prochain, souhaitera sauver le maximum de ses élus. Autant dire que l’on risque fort de voir l’écologie politique disparaître de la région ALCA. Fallait-il alors choisir l’union dès le premier tour comme le proposaient une des deux motions en lice ? C’était la certitude de diluer l’écologie et de la rendre totalement inaudible. En réalité, EELV est depuis longtemps retombé dans les travers des anciens Verts. Le choix proposé, entre autonomie et union de la Gauche, n’en est pas un puisqu’il aboutit, dans tous les cas, à rejoindre le PS au 2e tour. La véritable autonomie politique n’est pas là. La véritable autonomie politique nécessite de s’émanciper du partenaire socialiste, non pas pour lui préférer une chimérique alliance avec le Front de Gauche, ni même pour s’acharner à la solitude électorale, mais pour faire naître de nouvelles coalitions, notamment avec le Centre et la Droite.
Hélas, plus l’écologie est faible, plus elle se gauchise. Plus les électeurs s’évaporent, plus les adhérents se radicalisent.

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Mis à jour le samedi 5 décembre 2015