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Eau : Et si Troyes choisisait une gestion écologique ?

Après l’annulation par le Tribunal Administratif de la délégation de la gestion de l’eau accordée à Véolia, la liste de Dimitri Sydor dans laquelle je figure propose de saisir cette opportunité pour redéfinir un nouveau programme pour l’eau.

Pour l’UMP pardon, Chapi-Chapo, cette décision risquerait de coûter cher à la ville. Drôle de titre pour nos amis journalistes qui ont, de toute évidence, rangé l’objectivité au placard pour les 3 prochains mois... Drôle de titre, car pour d’autres, la décision du TA de Chalons pourrait permettre la remise à plat la gestion de l’eau au profit de la Ville et de ses habitants. Une question de point de vue...

Ces deux opinions résument évidemment deux visions politiques différentes sur ce dossier sensible. Pour les premiers, c’est le verre à moitié vide, celui du XXe siècle déjà fini, celui d’un pessimisme où les mots « changements » et « développement » sont par nature suspects. Pour les seconds, c’est le verre à moitié plein, celui du XXI siècle qui commence, celui d’un optimisme politique et d’une opportunité à saisir.

En somme, sauf à porter la résignation en bandoulière, comme le fait Chapi-Chapo en service commandé, l’annulation du contrat de délégation de la gestion de l’eau, est donc l’une des meilleures nouvelles de ces 6 dernières années.

Changer le pansement

Nous voilà en effet au milieu du gué. Notre ville peut choisir de regarder en arrière. Elle peut confirmer la précédente délibération et prolonger la délégation accordée à Véolia. Les prix continueraient d’augmenter, plus ou moins lentement, mais sûrement et surtout pour tous. Le mode de tarification ne changerait pas. La gestion ainsi faite depuis des lustres se poursuivrait, sans véritablement prendre en compte les consommateurs les plus sobres, les plus économes, ni les plus dispendieux. Pourquoi pas... A vrai dire, la situation actuelle ne semble heurter que quelques esprits mal embouchés comme le mien. On peut donc continuer comme avant, sans préparer l’avenir, sans chercher à faire « une ville en mieux ».

ou penser le changement

On peut aussi faire le choix du changement, voir cette décision comme une chance de repenser nos objectifs et reconstruire un programme de l’eau qui profite à tous et concilie prospérité individuelle, économie pour la ville de Troyes et préservation de la ressource. Car cette annulation nous donne une occasion unique de renégocier les objectifs de cette délégation avec Véolia ou, pourquoi pas, de reprendre la gestion de l’eau par la Ville de Troyes.
Quel que soit le moyen choisi, cette nouvelle donne doit nous permettre de penser un programme aux ambitions à la fois simples mais fortes. L’eau n’est, en effet, pas un produit comme les autres. Nécessaire à la vie, écologiquement précieuse, menacée par les pollutions et les conséquences du réchauffement climatique, sa gestion ne doit rien laisser au hasard. Il s’agit donc de se donner des objectifs précis.

Enrichir, préserver, adapter

D’abord, ce service doit coûter à la collectivité le moins cher possible. L’heure n’est plus aux dépenses somptuaires. L’argent de Troyes doit être, parce qu’il s’agit d’un argent public, géré avec la plus grande rigueur. Une renégociation du contrat ou un retour en régie publique doit avoir ici l’objectif de générer de nouvelles ressources financières pour notre ville grâce aux économies réalisées. C’est ce qu’ont pu réaliser, très récemment certaines villes en France, comme Saint-Etienne.

Ensuite, ce service doit viser à la préservation de la ressource en eau ; préservation à la fois qualitative et quantitative. L’eau est une richesse menacée par la surconsommation et les pollutions. A ce titre, gaspiller cette ressource, laisser le réseau vieillir et fuir de toute part, ne pas optimiser son utilisation, revient à dilapider un précieux capital. C’est économiquement idiot, écologiquement irresponsable.

Enfin, ce service doit avoir l’ambition d’une nouvelle forme d’équité sociale et écologique. Il s’agit d’adapter les tarifs aux modes de consommation. Il est anormal, totalement incohérent que l’eau du quotidien, celle que l’on boit, celle avec laquelle on se lave, soit au même prix que l’eau potable qui remplit les piscines, lave le 4x4 ou arrose les pelouses en plein été. Il est tout aussi anormal que le petit consommateur, le plus économe, le plus vertueux écologiquement subisse la même tarification au mètre cube que celui qui gaspille et utilise cette ressource sans compter.

Voilà, en résumé, les trois grandes lignes qui doivent guider ce nouveau programme pour l’eau. Un programme, encore une fois, où les objectifs cités sont à la fois clairs et simples. Un programme qui, pour reprendre l’exemple de Saint-Etienne, a déjà fait ses preuves.

Réunion Publique - Vendredi 7 mars

Mieux maîtriser notre consommation, faire des économies pour la Ville et pour les particuliers, ce sont les enjeux d’une renégociation du contrat de l’eau et d’une tarification écologique.

Rendez-vous : vendredi 7 mars avec l’équipe de Dimitri Sydor 20h au Petit Louvre

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Mis à jour le samedi 5 décembre 2015