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Et si Troyes retirait ses panneaux publicitaires ?

Grenoble vient de décider la suppression des panneaux publicitaires. Et Troyes ? Avec un secteur sauvegardé renommé, notre ville aurait sans doute tout intérêt à suivre cet exemple.

Grenoble, dirigée par un maire écolo, Eric Piolle, a osé. D’ici quelques mois, les panneaux publicitaires disparaîtront de la ville. Ils seront remplacés par des arbres. Le symbole est fort. La mesure, à rebours de ce que nous connaissons dans beaucoup de villes, a fait l’objet de nombreux débats depuis son annonce. Mais au delà du symbole, il y a un véritable sens dans cette décision qu’explique parfaitement bien le maire de Grenoble dans l’interview publié par Télérama.

En résumé, il s’agit de reprendre la main sur l’aménagement de l’espace public, de freiner cette folle course à la sur-consommation, mais aussi, face à des villes de plus en plus « minéralisées » (Troyes en est un exemple parmi d’autres), de ré-introduire du végétal. Cela n’a rien d’anecdotique. En pleine ville, les arbres ont une fonction non-négligeable pour réguler les températures, amoindrir les effets caniculaires et améliorer, de façon plus générale, la qualité de l’air et le cadre de vie.

Et à Troyes, me direz-vous ?

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Notre ville aurait intérêt à suivre l’exemple Grenoblois. Ici, les récentes requalifications ont provoqué le même phénomène de « minéralisation ». Notre ville est belle, plus belle qu’elle ne l’a jamais été. Mais pour être belle, elle n’en est pas moins froide, manquant de vie. La municipalité a tenté d’y remédier, ici ou là, en plantant quelques arbres. Cela n’est manifestement pas suffisant. Surtout, la politique de valorisation du Secteur Sauvegardé (plus largement du Bouchon) vise à offrir, aux habitants et aux touristes, un cadre nettoyé de toute pollution. Les poubelles disparaissent peu à peu des trottoirs ; les couleurs des façades, des devantures des boutiques sont strictement réglementées ; les agents municipaux chassent les incivilités qui salissent les rues rénovées ; et demain, nous dit-on, les bus trop sales, trop moches, pourraient être remplacés par des navettes « propres ». Bref, tous les efforts sont tournés vers la réduction de toutes les pollutions, particulièrement visuelles, sauf celles des publicités ! En toute logique, puisque notre municipalité veut donner une image parfaite de son centre historique, ces affichages publicitaires devraient, comme à Grenoble, y être interdits. Comment d’ailleurs comprendre la rigueur (c’est souvent un euphémisme) du service du Secteur Sauvegardé vis à vis des enseignes commerciales quand, dans le même temps, on tolère des panneaux bien plus laids ?

A coup sur, notre centre historique gagnerait à suivre l’exemple Grenoblois. Ecologiquement, esthétiquement, une telle décision aurait une évidente cohérence avec les politiques engagées depuis 10 ans environ.

P.-S.

Le logo de l’article montre un panneau publicitaire, rue de Gaulle. Lorsqu’on connaît la tristesse et la froideur de cet axe déclinant, le remplacement de cette "sucette" par un arbre aurait un incontestable effet positif sur le cadre de cette rue.

2 Messages

  • Et si à Troyes, on retirait les panneaux publicitaires ? , par Nino
    Le 7 décembre 2014 à 13:47

    J’irai dans le même sens et plus loin :

    Pourquoi faire des végétaux urbains de simples décorations alors qu’ils peuvent nous apporter la vie ?

    Des exemples concrêts montrent qu’un développement de la part du végétal urbain commestible redinamise la solidarité, l’entraide, favorise un état d’esprit optimiste des citoyens et donne de surcroit une image plus chaleureuse aux visiteurs et touristes.

    Une ville qui avance en somme, soutenue par sa population.

    Oui, enlevons les panneaux publicitaires des marques et soutenons ensemble une image moderne de notre ville.

  • Et si à Troyes, on retirait les panneaux publicitaires ? , par PH
    Le 7 décembre 2014 à 15:03

    Entièrement d’accord. C’est un peu à l’image des prairies fleuries installées par la ville de Troyes ici ou là au milieu desquelles on voit parfois des habitants faire leur cueillette.
    J’ajouterais même qu’il faut éviter, si on végétalise, de tomber dans la monotonie d’une seule espèce, comme on le voit place de l’Hôtel de Ville ou (pour une autre espèce d’arbre) place de la Bourse. Le mieux, me semble-t-il, est d’offrir une diversité d’arbres et de plantes pour permettre de varier l’esthétique, les couleurs...

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Mis à jour le samedi 5 décembre 2015