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Faut-il davantage punir les cyclistes à Troyes ?

Beaucoup se plaignent de l’incivisme des cyclistes. A tel point que des amendes minorées seront prochainement autorisées pour tenter remettre ce petit monde dans le droit chemin.

A Troyes, la tolérance ou la répression des cyclistes se fait au doigt mouillé. Pour preuve les dernières déclarations officielles relayées par la presse locale. On nous y explique, à l’heure où des amendes minorées pour les cyclistes devraient être autorisées, que : « aucun renforcement de la répression n’est envisagé. ». Dont acte. On nous y assure également que : «  Selon les forces de l’ordre troyennes, il y aurait très peu d’infractions de cyclistes, constatées dans la cité Tricasse. ». Tant mieux !

Mais cela vient contredire de récentes déclarations, notamment celles du maire de Troyes. Pendant la dernière élection municipale celui-ci, poussé par un électorat âgé et souvent craintif, promettait une plus grande sévérité à l’encontre des mauvais cyclistes. Très récemment, la publication d’un code de la rue par la municipalité réaffirmait la volonté de chasser les vélos des trottoirs. Et, en remontant quelques années en arrière, on se souvient de ces deux pauvres cyclistes sanctionnés d’une amende de 90 euros pour avoir, à 1 heure du matin, roulé à vélo dans la rue Champeau. Sans parler des sorties, lors de la précédentes mandatures, de quelques élus sur la délinquance supposée des cyclistes locaux.

Bref, par « je ne sais » quel miracle, en quelques années les pratiquants de la petite reine se serait rangés de voitures et tout semblerait aller mieux entre ces derniers et les autres usagers de la chaussée. Évidemment, rien de cela n’est sérieux. Ce va-et-vient de la politique municipale et cette gestion « au doigt mouillé » témoignent du manque de clarté dans la politique des déplacements urbains. Un seul exemple suffit à le démontrer : celui des pistes cyclables tracées de plus en plus souvent sur les trottoirs. Celle de l’avenue Chomedey qui se prolongera très bientôt jusqu’au Parc des Moulins, sera entièrement mixte (vélos/piétons). Fort bien ? Pas vraiment. Car ce type d’aménagement multiplie les conflits potentiels entre les promeneurs et les cyclistes. Ces espaces partagés obligent les cyclistes à slalomer entre les piétons, les poussettes, les personnes âgées, souvent moins attentives... Comment, par la suite, reprocher à ces derniers la mauvaise humeur dont ils peuvent faire preuve vis à vis de ces vélos zigzagant, parfois, c’est vrai, dangereusement autour d’eux ? Comment également, expliquer à ces mêmes cyclistes, que les autres trottoirs de la ville leurs sont interdits, alors que parfois ils n’ont pas d’autre choix que de s’y réfugier [1] ?

Au final, ces atermoiements cachent le sujet essentiel : définir un objectif clair dans le programme des aménagements pour les vélos. Faut-il étendre et généraliser cette idée d’espaces partagés entre vélos et piétons ? Ou faut-il, comme je le crois, privilégier des aménagements sur la chaussée ? Ces deux choix n’ont rien d’anodins. Ils illustrent deux conceptions de la pratique du vélo. L’une tournée vers la promenade, l’autre vers une pratique pendulaire et alternative à la voiture.

Notes

[1Je pense par exemple à l’avenue du 1er Mai

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Mis à jour le samedi 5 décembre 2015