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Hulot : L’écologie ouverte et décomplexée

Avec 33 000 inscrits, la primaire de l’écologie dépassera le simple cadre des militants politiques aguerris. Une vraie bonne nouvelle qui, il faut le reconnaître, ne suffit pas à cacher la faiblesse de la campagne qui vient de se dérouler.

Trop courte, trop rapide, trop improvisée, coincée entre un congrès d’EELV, une affaire DSK et des vacances scolaires, cette campagne n’aura pas permis de jauger le potentiel de chaque candidat, ni de créer un élan d’intérêt au sein de la population.

Il faut faire avec cette règle du jeu et faire le bon choix entre les 4 candidats présents. Pour ma part, c’est vers celui qui incarne le mieux cette nouvelle façon de faire de l’écologie que mon vote se portera.

La vidéo - profession de foi


Primaire de l’écologie : faites le bon choix ! par 2012Hulot

Pourquoi Hulot décolle ?

Hessel, Jouzel, Bougrain-Dubourg, Jaud, Bové et bien d’autres annoncent jour après jour leur soutien à Nicolas Hulot. Ils s’ajoutent à une liste déjà longue où l’on retrouve les "politiques" comme Denis Baupin, Stephane Gattignon et Yves Cochet et bien évidemment les proches de Hulot comme Jean-Paul Besset ou Pascal Durand.

Ces soutiens, aussi prestigieux soient-ils, ne suffisent pas à croire que les jeux sont faits. Ils témoignent pourtant d’un vrai mouvement de fond autour de la candidature de Nicolas Hulot.

On prédisait pourtant les pires difficultés pour Hulot. Trop naïf, trop ouvert, pas assez à gauche, pas assez anti-nucléaire, ni assez anti-capitaliste... bref, pas assez "politicien" dans le jeu des faux-semblants qui anime Europe-Ecologie. L’ancien patron de la fondation pour la Nature et l’Homme semblait finalement porter tous les défauts pour pouvoir passer la barre des primaires.

Or, ces "points faibles" se sont révélées être des éléments propres à définir la singularité positive de Nicolas Hulot. L’heure n’est plus à ces parangons de vertus qui prétendent être plus Vert, plus à Gauche, plus purs et plus durs...

J’en veux pour preuve deux évènements de ces primaires.

La gaffe Borloo

Beaucoup ont ainsi considéré que l’évocation d’une discussion entre Borloo et Hulot était une « gaffe » suffisante pour condamner l’animateur. Ce n’était ni une gaffe et encore moins une erreur politique.

En jouant la transparence (car Hulot n’est évidemment ni le premier, ni le dernier à discuter avec des personnalités du Centre ou de Droite) et en assumant cette rencontre, Hulot a montré le visage d’une écologie décomplexée, indépendante et suffisamment solide sur ses valeurs pour dialoguer avec celles et ceux qui en font la demande. Cette ouverture, on l’aura compris, est tout sauf le signe d’une faiblesse ou d’une écologie molle. C’est même l’inverse. Aux yeux d’Hulot, cela est possible car le corpus de l’écologie politique est désormais suffisamment ferme et cohérent pour se frotter à des idéologies différentes sans risquer de se compromettre.

Le procès en écologie

C’est Stephane Lhomme qui, tout récemment, a agité de la manière la plus spectaculaire ce procès en écologie. Mais il est loin d’avoir été le seul à reprocher à Nicolas Hulot de ne pas être assez "Vert" ou pire encore d’avoir changé !

Difficile, très difficile de croire ou de faire croire que Hulot n’est pas écologiste. Son parcours a permis d’éveiller de nombreuses consciences (dont la mienne) à la fragilité de notre planète. Ses engagements, à travers sa fondation, ses livres, son Pacte Ecologique, ont fait davantage avancer l’écologie que beaucoup d’agitations politiciennes.

Ce procès en écologie est évidemment excessif. Faut-il distribuer des certificats de "bonne écologie" aux uns et aux autres ? Veut-on faire le "tri sélectif" entre bons et mauvais écolos ? Et selon quels critères ? Si excessif soit-il, il aura eu le mérite de montrer une autre singularité de la candidature de Hulot. Par son parcours, ses contacts avec le monde de l’entreprise et de l’industrie la plus polluante possible, ses évolutions, ses renoncements, il offre le visage d’une écologie apaisée et sûr d’elle-même. Une écologie politique ouverte au monde réel qui, loin de vouloir combattre et imposer par la force les mesures les plus contraignantes, fait le pari de la pédagogie et du dialogue.

Car au delà de ces primaires, le coeur de la campagne présidentielle se situe sans doute sur cette capacité, pour les écologistes, de s’adresser avec conviction, mais aussi humilité et ouverture à toutes celles et ceux qui, aujourd’hui, restent encore en marge de ce mouvement. L’écologie politique ne gagnera pas en prêchant dans la foule des convaincus, mais en faisant le pari d’ouvrir grand les bras à ceux qui veulent changer le cap de notre société.

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Mis à jour le samedi 5 décembre 2015