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La colère des agriculteurs « bio » de l’Aube peut-elle trouver une réponse dans ces élections départementales ?

Dans l’Aube, car oui, il y a de l’agriculture bio dans notre département, comme dans le reste de la France, cette filière est aujourd’hui déstabilisée. Brutalement, le gouvernement a décidé de réduire le soutien à l’agriculture biologique de 25% pour l’année 2014 !

Il n’est pas difficile d’imaginer le désarroi des agriculteurs qui, le 7 mars 2015, ont appris que les aides qu’ils devaient percevoir pour l’exercice précédent seraient diminuées d’un quart. La trésorerie de nombreuses exploitations sera donc fortement impactée par ce manque à gagner. L’encouragement à la conversion sera aussi sérieusement pénalisé, alors même que notre région, avec seulement 1,3 % de la SAU [1] en Bio est très en retard.

Ne nous mentons pas. Même si les élus, associations, syndicats doivent faire ce qu’il faut pour obtenir le rétablissement des montants initiaux (particulièrement pour l’année 2014), cette décision montre à quel point la filière, bien qu’en développement, demeure fragile. L’agriculture bio auboise, peu soutenue par les responsables politiques, reste tributaire des aléas et du bon vouloir d’une politique nationale lointaine. La perspective des prochaines élections départementales doit alors nous faire réfléchir sur ce que peuvent proposer les futurs élus.

Le développement, évidemment progressif, en fonction de l’offre locale, d’une alimentation « bio » dans les cantines des collèges de l’Aube, est ainsi défendu par les candidats écologistes. Cette mesure aurait de nombreux atouts. Que ce soit du point de vue sanitaire ou environnementale, le bio a depuis longtemps prouvé son intérêt, a fortiori sur un territoire comme le notre soumis aux pollutions des nappes phréatiques et des rivières. Une telle orientation aurait aussi l’avantage de garantir aux producteurs « bio » aubois un débouché sûr et de leur permettre d’envisager le développement de leurs activités plus sereinement. A vrai dire, les agriculteurs « bio » du département ne peuvent pour le moment pas fournir la totalité des cantines des collèges aubois. Chacun le sait. C’est pourquoi le département pourrait également privilégier, pour ces cantines, des productions auboises conventionnelles. N’ayons pas peur de dire ici que le Conseil Général, s’il veut être efficace et crédible a le devoir de soutenir, par le biais des collèges qu’il gère, les agriculteurs de son territoire, ceux qui ont fait le choix du "bio", c’est évident, mais aussi ceux qui demeurent dans l’agriculture conventionnelle. Cette action volontaire n’est actuellement pas menée. Elle permettrait pourtant non seulement, de leur garantir un débouché solide, de consolider l’emploi dans ce secteur et l’activité dans les villages, mais aussi de réduire l’empreinte environnementale de produits importés du bout du monde.

Notes

[1Contre près de 4 % en France

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Mis à jour le samedi 5 décembre 2015