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Les idées des patrons pour sortir de la crise, un petit florilège d’imbécilités...

Je suis un lecteur assidu du Figaro. « Vous voyez bien, diront certains, il est de droite ce mec !!! ». Je laisse évidemment, les exégètes de la gauche, les gardiens du temple, le plaisir de m’excommunier, ça fait toujours du bien....

Plus sérieusement, le Figaro est pour moi bon journal, pas vraiment objectif, clairement partisan (tout autant que l’Humanité, Libération ou Marianne) mais un bon journal quand même : avec des articles sur la politique, la situation internationale et les questions scientifiques souvent passionnants. Et il me semble bien plus intéressant de se confronter à des idées en apparence opposées aux siennes plutôt que de satisfaire d’une lecture d’articles qui ne nous poussent pas à approfondir notre réflexion.

Mais, là n’est pas le propos de ce billet.

Le Figaro, journal qui veut se montrer utile, nous proposeles solutions de 10 grands patrons pour sortir de la crise. Attention, c’est un festival de banalités, de solutions « tartes à la crème » où chacun prêche pour sa petite paroisse.

On commence par Charles Beigbeder, patron de Poweo, qui propose une idée toute neuve : la baisse des charges... original non ? Pis comme c’est un mec intelligent, il dit qu’il faut que les gamins apprennent mieux l’anglais à l’école. Avec ça, c’est certain, la crise sera résolue !!!

On poursuit pas Frédéric Bredin, le médiatique président de Croissance Plus. Lui, nous explique que les entreprises sont trop taxés et qu’il faut donc un bouclier fiscal à l’image de celui pour les particuliers. Une autre manière de réclamer la baisse des charges...

On continue dans l’originalité avec le président d’Essilor qui dit : « des taxes en plus ce sont des investissements en moins ». Difficile de faire plus simple et plus clair...

C’est ensuite Franck Provost, coiffeur de son état et surtout à la tête d’une franchise juteuse : « Les baisses des charges sociales et de la TVA en France changeraient tout ! ». Voilà qui change un peu...

Voilà pour les banalités. Viennent ensuite ceux qui prêchent pour leur paroisse, croyant qu’à la tête de leur petit empire, ils sont capables de changer le destin de la France. Cela permet de mesurer que même un patron, ne voit souvent pas beaucoup plus loin que le bout de son nez.

On commence par Catherine Pons, pdg des transports Pons. Pour elle, devinez... le salut ne viendra qu’avec des grandes infrastructures (sans doute pour faire rouler des camions, pleins de camions). Et puis, tout juste sorti du café du commerce, elle réclame un pétrole moins cher, pour mettre dans ses camions. C’est certain, pour Catherine, des routes, des autoroutes, du gazoil gratuit, et elle vous remet la France sur ses pieds, la Catherine !

Pas du tout, lui répond Gérard Brémond, président de Pierre & Vacances. il faut relancer l’offre touristique. C’est le tourisme qui permettra à la France de s’en sortir : des hôtels, des clubs de vacances, car comme il le dit : « quand le bâtiment va, tout va ! ». On mesure l’intense degré de réflexion de notre patronnat.

On termine par mon préféré, sans ironie. Guillaume Pepy président de la SNCF ne jure que par la croissance Verte. « Dans la bataille de la nouvelle économie post-pétrole, il faut tirer le meilleur parti des atouts de l’industrie française en matière d’environnement pour prendre une longueur d’avance . Il est indispensable de favoriser les recherches sur les écotechnologies et l’écomobilité pour créer les conditions d’une croissance verte . C’est une condition pour construire un avenir dans une société où le progrès se met un peu moins au service de la technologie et plus au service de l’homme. ». N’étant pas moi-même objectif, je crois que c’est celui-ci le plus crédible.

Bien entendu, si Le Figaro avait demandé l’avis de Monsieur Propre, fabricant de produits ménager, ce dernier aurait démontré qu’un coup de pouce sur le prix de la balayette et une réduction des charges qui pèsent sur les serpillières permettraient, sans nul doute, à la France de renouer avec le graal de la croissance. On peut rêver...

1 Message

  • Je comprend votre agacement par rapport à ces propos simplistes de patrons tirant la couverture à eux.
    Mais vous, que proposez-vous, que pensez-vous pouvoir mettre comme réelles idées novatrices pour relancer l’économie Française ou simplement régionale ou locale ?

    Croyez bien que mes propos ne sont pas moqueries mais une véritable question à laquelle toutes les réponses m’apporte intérêt et enrichissement.

    Bonne journée

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Mis à jour le samedi 5 décembre 2015