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Les nouvelles fadaises autour de la Halle aux Vélos

Que l’on se rassure : le développement de la Halle aux Vélos est « raisonné ». Il est même « contrôlé » nous disent, avec un sens de l’euphémisme aiguisé, les responsables de la ville de Troyes.

Ces déclarations un tantinet risible sont à lire dans notre quotidien local. On nous y explique, avec tout le sérieux que savent prendre les grands maîtres de la langue de bois, que «  la demande se renforce chaque année » et plus loin que «  Plus d’activité c’est plus de déficit, il faut donc estimer les besoins au plus juste et opérer une extension régulée. ». En gros, si nous voyons si peu de Vélos de cette Halle, c’est volontaire ! Nos élus veulent éviter la surchauffe d’un système auquel ils sont les seuls à croire.

Disons-le clairement, tout cela sonne comme la douce mélodie du pipeau. Une musique envoûtante à laquelle, hélas, notre journaliste semble avoir succomber par paresse intellectuelle. Cette dernière se contente ainsi de transmettre la bonne parole et les fadaises d’un Dominique Boisseau [1] passé maître en la matière !

1er fadaise : Le chiffre des locations « courte durée »

Selon notre journaliste : « La Halle a enregistré une vingtaine de locations courte durée quotidienne, de janvier à août 2014. ». Si ces chiffres étaient exactes, il y aurait en permanence, une vingtaine de vélos de la Halle dans les rues de Troyes ! Evidemment, chacun sait qu’il n’en est rien. Pire, si on en croit le bilan officiel de l’année 2013, c’est au mieux 4 ou 5 vélos qui seraient loués quotidiennement pour de courtes durées. Difficile de croire qu’en à peine un an, par je ne sais quel miracle, ces locations aient été multipliées par 5 ou 6…. Et encore une fois, difficile de voir ces vélos rouler !!

2e fadaise : le coût d’un vrai Vélib

« Nous avons rejeté les systèmes de fonctionnement utilisés à Paris ou à Lyon qui sont extrêmement coûteux, environ 4 000 € par vélo et par an, pour inventer notre mode de fonctionnement. Nous avons été pragmatiques, nous possédions ce local de 100 m2 au centre-ville, idéal pour le stockage, ça n’a pratiquement rien coûté  », explique Dominique Boisseau pour justifier le choix de ce système. Le roi de la carabistouille a encore parlé ! Qui peut un instant croire qu’une collectivité investisse 4 000 € par vélo et par an ??!!! Sachant que la ville de Paris compte entre 15 et 20 000 vélib, elle paierait, selon Boisseau, entre 60 et 80 millions d’euros par an !! Ridicule… D’autant plus ridicule que ce système est entièrement pris en charge par un opérateur privé : Decaux, au terme d’un contrat sur l’ensemble du mobilier urbain de la Ville. Dit autrement, le Vélib ne coûte pas un centime à la ville de Paris.

Et que dire de l’expression « inventer notre mode de fonctionnement » ? Peut-on parler d’une quelconque invention lorsqu’il ne s’agit que d’un magasin de location pratiquant les mêmes conditions que n’importe quel magasin de location des stations balnéaires ?

Bien évidemment, toutes ces fadaises ne changent pas la réalité : celle de l’échec de cette Halle aux Vélos qu’il vaudrait mieux abandonner plutôt que de vouloir l’étendre comme nos élus l’envisagent.

Notes

[1adjoint en charge des déplacements urbains

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Mis à jour le samedi 5 décembre 2015