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Parvis de la Cathédrale de Troyes : l’intérêt privé l’emporte

La réunion publique consacrée à la requalification de la Place Saint-Pierre a de nouveau montré les difficultés pour faire vivre, sereinement, la concertation. Il faut avouer que dans ce domaine, Dominique Boisseau, adjoint aux bancs publics, est aussi fin et adroit qu’un chasseur bourré dans un élevage de faisans.

Le projet présenté en début de réunion était censé être provisoire ; une ébauche qui pouvait encore évoluer selon les propositions des habitants venus nombreux. Très vite, malgré les multiples remarques sur l’absurdité de garder 8 petites places de stationnement sur ce parvis, malgré l’alternative de bon sens proposée par Gérard Nayrac (Président de l’ARPHED), le public a compris que le projet était déjà pesé et emballé. Dominique Boisseau a lui-même conclu la réunion en déclarant que le projet retenu serait bien celui censé être encore amendable. Fermez le ban !

L’ultime intervention du seul commerçant de ce parvis aura finalement sonné comme l’aveu des raisons profondes de cet aménagement. Ce marchand de vins bien connu voulait rassurer tout le monde et d’abord ceux qui souhaitaient voir ce parvis libérer de la bagnole. Grosso-modo, a-t-il expliqué, les 8 places de stationnement ne seront jamais occupées puisque la voie de circulation n’a pour seul intérêt que d’emmener les clients potentiels vers sa boutique. D’ailleurs, ajouta-t-il, les 10 places situées dans sa propre cours suffiront largement ! Dit autrement, le maintien de cette voie n’a d’autre but que de satisfaire un seul et unique commerçant. Et les 8 places, situées le long de son échoppe, ne serviront à rien !

Encore une fois, il est dommage de constater que l’intérêt privé l’a ici emporté sur l’intérêt commun. Il est dommage de constater que la proposition de l’ARPHED, visant à substituer, à ces 8 places sur le parvis, un nombre identique sur la rue de la Cité, n’ait pas fait l’objet de la moindre étude sérieuse. Il est dommage d’entendre un élu dire, du haut de sa superbe, que ce qui a été fait devant Saint-Urbain, ne serait pas réalisable devant la cathédrale. A cet égard, Dominique Boisseau est un récidiviste de ce genre de formule à l’emporte-pièce. Il y a quelques années, le même adjoint affirmait que la rue Zola ne pouvait pas être piétonne. Plus récemment, il refusait d’aménager les quais en promenade. Ce n’était pas conforme à l’histoire du lieu, assenait-il. A chaque fois, les faits ont sévèrement démenti ces affirmation péremptoires.

Finalement, cette place ne sera pas piétonne. Mais grâce à l’ARPHED qui aura réussi à obtenir un sens de circulation unique depuis la rue Boucherat vers la Place Saint-Pierre et l’aménagement de cette voie en zone 20, on peut effectivement espérer ne voir presque aucune voiture. Encore faudra-t-il que la réalisation concrète de cet espace respecte l’esprit d’une « zone de rencontre », à savoir un plateau qui rende le piéton et le vélo réellement prioritaire.

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Mis à jour le samedi 5 décembre 2015